Le FIFCL dévoile son affiche officielle pour sa 10e édition

Il y a, dans ce regard-là, la profondeur d’un grand bleu (bleu azur, bleu océan, bleu au cœur…), une sagesse ancienne, un éclat de malice, et la générosité d’un acteur qui s’est confié aux plus grands réalisateurs (Besson, qui lui a offert la célébrité à travers Nikita, Léon et Le Grand Bleu, Costa-Gavras, Blier, Véber, Poiré, Kassovitz, De Palma…) et aux publics du monde entier.

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C’est mystérieux, un succès. Comme une chanson quand elle vous rentre dans la tête ou le cœur.

Né au Maroc de parents andalous, Jean Reno découvre très tôt le cinéma, américain surtout, Marlon Brando, James Dean… Après le Conservatoire de Casablanca et un service militaire en Allemagne, il choisit Paris, et le cours Simon. Le reste est à l’avenant : devenu l’acteur fétiche du cinéma français, il s’impose aussi bien aux Etats-Unis (Mission Impossible, Godzilla, Ronin, Da Vinci Code… et même French Kiss !) qu’au Japon, où les fans, moins patients que ceux du FIFCL, prennent d’assaut les lieux de tournage. Chanteur, écrivain, il s’illustre dans tous les genres, de la comédie familiale aux rôles les plus sombres, allant jusqu’à prêter sa voix à Mufasa (Le Roi Lion). En 2026, il sera à l’affiche du très attendu Marsupilami, réalisé par Philippe Lacheau.

Humble (il estime que « C’est mystérieux, un succès. Comme une chanson quand elle vous rentre dans la tête ou le cœur »), fidèle, loyal, sensible et drôle, forcément, Jean Reno incarne à lui seul toutes les valeurs du Festival International de Comédie de Liège, dont il est cette année l’invité d’exception. Quand on aime le cinéma, on aime Jean Reno. Nous avons bien l’intention de le confirmer.

Le photographe

David Koskas est photographe de plateau depuis plus de 40 ans (« 40 ans, vous imaginez ? C’est épouvantable ! »), pourtant il se souvient parfaitement de ce tournage-là, en Amazonie, qui réunissait Jean Reno et Patrick Bruel sous la direction de Francis Veber dans Le Jaguar (1996). « Je leur ai demandé de s’asseoir sur leurs chaises de comédiens, sur un rebord face au fleuve Oyapock, puis de se retourner. Et voilà ! ».

Tombé dans le cinéma à l’âge de 12 ans, parce que le tournage de César et Rosalie, de Claude Sautet, avait lieu dans la rue où il vivait, David Koskas estime que « la photographie, c’est raconter une histoire en une image ». Et tant mieux si cette image, ensuite, continue à vivre, comme celle qui devient aujourd’hui l’affiche de la 10e édition du Festival International du Film de Comédie de Liège. Liège qu’il a hâte de découvrir, « les yeux grand ouverts ».

Le graphiste

C’est l’histoire d’une rencontre professionnelle devenue une amitié indéfectible : « J’ai mis le pied dans l’aventure du FIFCL pour la 6e édition. Je ne connaissais pas la Belgique, je savais qu’Adrien souhaitait que nous collaborions depuis longtemps : ça a été un vrai coup de cœur. Aujourd’hui, je viens à Liège deux fois par an, avec bonheur », raconte Edouard Chastenet (120×160.fr).

« Pour cette 10e édition, j’ai eu la chance de pouvoir partir d’une photo de David Koskas, avec qui j’ai déjà travaillé deux fois. Comme elle n’existait pas en bonne qualité, j’ai choisi de la redessiner, à la manière des affiches de cinéma de Drew Struzan. Ce style “affiche d’antan” a convaincu tout le monde. »

Texte : Frédérique Siccard

 

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